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Relocalisation des activités et des biens

Les projets retenus

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publié le 8 mars 2013 (modifié le 22 mars 2019)

Suite à l’avis et aux recommandations du jury de sélection du 22 novembre 2012, cinq projets ont été retenus pour leur pertinence et leur engagement avec les différents partenaires locaux.

Répartis sur l’ensemble des façades maritimes de métropole et d’outre-mer, ils sont représentatifs de différentes morphologies de littoral (dunaire, sableuse, rocheuse, à falaise) et de typologies d’enjeux variées.
Eu égard, selon les sites, aux perspectives de relocalisation plus ou moins opérationnelles, à court ou moyen terme, les méthodes de réflexions et programmes d’études proposées s’avèrent également très divers.

Le ministère soutiendra et accompagnera ces initiatives pendant deux ans (2013/2014), période au cours de laquelle leurs démarches de relocalisation devront se concrétiser.

Les cinq projets retenus

Ault (Somme) : la falaise vive
porté par le syndicat mixte Baie de Somme – Grand littoral Picard et la commune d’Ault

La falaise de craie sur laquelle se situe la commune d’Ault subit un recul inexorable de l’ordre de 30 à 70 cm par an qui a participé, ces dernières décennies, à amputer la ville de plusieurs ilots et rues, et qui, aujourd’hui, menace près de 80 habitations. Après de grandes opérations de lutte contre la mer, la collectivité envisage aujourd’hui le repli de l’urbanisation et l’acceptation de l’évolution naturelle de la falaise comme levier d’un nouveau développement de l’économie aultoise. Le projet s’articulera autour d’une requalification urbaine à l’échelle de la commune et la création d’un nouvel espace public "mouvant", en belvédère sur la Manche, organisé sur la falaise libérée

Hyères les Palmiers (Var) : la plaine côtière du Ceinturon
porté par la commune de Hyères

Articulée autour du projet de relocalisation de la route du front de mer aujourd’hui menacée par l’érosion, la réflexion vise à l’élaboration d’un schéma d’aménagement concerté de la plaine alluviale du Ceinturon, espace aux multiples enjeux : urbanisation (village de bord de mer, habitat agricole diffus), infrastructures (réseaux routiers et d’alimentation), activités économiques (aéroport civil et base aéronautique navale, activités touristiques et balnéaires, activités de plaisance, activités agricoles), espaces naturels (zones humides). Elle s’inscrit en cohérence avec l’Opération Grand Site "Rade d’Hyères" actuellement en candidature auprès du ministère.

Littoral aquitain : sites-ateliers de Lacanau (Gironde), La Teste-de-Buch (Gironde) et Labenne (Landes)
porté par le GIP Littoral Aquitain avec les communes de Lacanau, la Teste-de-Buch et Labenne

Forte de l’expérience acquise lors de l’élaboration de la stratégie régionale de gestion du risque d’érosion côtière validée le 12 juin 2012, la démarche originale proposée par le GIP Littoral Aquitain repose sur une réflexion méthodologique menée au niveau régional et articulée avec des réflexions de terrains, qui se positionnent délibérément sur une anticipation des phénomènes d’érosion, menées au niveau de 3 sites ateliers aux problématiques diverses mais complémentaires : anticipation urbaine pour Lacanau, aménagements touristiques et paysagers pour La Teste-de-Buch, et adaptation d’un plan plage MIACA (Mission d’Aménagement de la Côte Aquitaine) pour Labenne.

Petit-Bourg (Guadeloupe) : sites de Bovis et de Pointe-à-Bacchus
porté par la Communauté d’agglomération Nord Basse Terre, la commune de Petit-Bourg et l’agence des 50 pas géométriques

Les sites à petites falaises de Pointe-à-Bacchus et de Bovis sont tous deux classés, sur l’ensemble de leur bordure littorale, en zone à risque fort de mouvement de terrain et de houle cyclonique. Près de 112 constructions (dont 79 habitées) sont ainsi menacées. Le projet vise à proposer un relogement à proximité et dans un environnement proche de l’implantation actuelle. Il s’inscrit en cohérence avec les orientations du plan local d’urbanisme et du projet de renouvellement urbain actuellement en cours d’élaboration (densification du centre-bourg, mobilisation des dents creuses et des logements abandonnés).

Vias (Hérault) : la côte Ouest
porté par la communauté d’agglomération Hérault Méditerranée et les communes de Vias et Portiragnes

La côte ouest de Vias, marquée par la présence de 14 campings et un habitat d’environ 3 000 "cabanes" au caractère majoritairement précaire, est soumise à des aléas importants d’érosion, de submersion marine et d’inondation. Articulée à un important projet de reconstitution du cordon dunaire aujourd’hui fortement affaibli, la démarche proposée vise à la co-production d’un projet de relocalisation avec l’ensemble des acteurs concernés, dans une perspective plus large de reconquête de l’ensemble de la plaine côtière basée sur le concept de "mer verte".


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