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Cartographie nationale des ouvrages et aménagements littoraux
 

Méthodologie

Les ouvrages et aménagements littoraux ont été identifiés à partir de plusieurs sources de données puis comparés avec les informations disponibles dans les bases de données locales des services de l’État.

Les sources de données utilisées sont notamment :

  • des photographies aériennes récentes et de haute résolution (Ortho HR® de l’IGN)
  • les images disponibles sur Google Earth ;
  • la BD Ortho® Historique de l’IGN (années 1950) et des photographies aériennes anciennes de la photothèque nationale © SHOM, IFREMER (années 1920-1950).

En plus de leur localisation géographique, plusieurs informations ont été associées aux ouvrages et aménagements :

  • les dates d’apparition et de dernière visibilité sur les photographies aériennes
  • l’orientation des ouvrages : orientation longitudinale pour les ouvrages parallèles au rivage et transversale pour ceux perpendiculaires au rivage
  • leur classement selon une typologie dont les principaux éléments sont présentés ici :
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Digues côtières :

Les digues côtières sont des ouvrages longitudinaux ayant comme fonction principale la protection contre la submersion. Elles forment un point haut entre l’estran et les zone basses qu’elles protègent.




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Digue – Beauvoir-sur-mer (85) - Cerema en grand format (nouvelle fenêtre)

Digue – Beauvoir-sur-mer (85) - Cerema
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Murs, murs de soutènement :

Ils servent à délimiter le haut de l’estran et/ou au maintien direct du trait de côte en s’opposant à la poussée des terres.




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Mur – Plouzané (29) - Cerema en grand format (nouvelle fenêtre)

Mur – Plouzané (29) - Cerema
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Perrés :

Ce sont des ouvrages longitudinaux inclinés, constitués d’un revêtement (en maçonnerie, béton, enrochements liés ou non) recouvrant un talus autostable.




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Perré – Fouesnant (29) - Cerema en grand format (nouvelle fenêtre)

Perré – Fouesnant (29) - Cerema
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Brise-lames :

Les brise-lames sont des dispositifs orientés parallèlement au trait de côte (ouvrages longitudinaux), mais non rattachés à celui-ci, conçus pour diminuer l’énergie de la houle arrivant sur la côte.




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Brise-lame – Valras plage (34) – DREAL Occitanie en grand format (nouvelle fenêtre)

Brise-lame – Valras plage (34) – DREAL Occitanie
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Épis :

Les épis sont des dispositifs placés sur l’estran, de manière transversale par rapport au trait de côte. Ils jouent le rôle de barrière plus ou moins perméable capable de piéger une partie des sédiments en transit.




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Épis – Saint-Cyprien (66) - DREAL Occitanie en grand format (nouvelle fenêtre)

Épis – Saint-Cyprien (66) - DREAL Occitanie
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Jetées :

Les jetées sont rattachées au trait de côte et servent principalement à protéger les ports et à canaliser les eaux au niveau des estuaires.




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Jetées -Port de Bourgenay (17) - © Laurent Mignaux - Terra en grand format (nouvelle fenêtre)

Jetées -Port de Bourgenay (17) - © Laurent Mignaux - Terra


Comme l’indicateur national de l’érosion côtière, cette cartographie a été réalisée sur le littoral de la métropole et des 5 régions et départements d’outre-mer, sans toutefois remonter dans les estuaires ni à l’intérieur des ports abrités par des jetées.

La cartographie des ouvrages et aménagements littoraux n’a pas fait l’objet de recensement ou de vérification sur le terrain et ne peut donc pas être considérée comme exhaustive. Elle permet néanmoins d’identifier et de renseigner près de 17 000 entités (dont 16000 ouvrages encore visibles) constituant une contribution nationale unique et homogène sur les ouvrages et aménagements littoraux dont les utilisateurs pourront s’approprier l’usage et compléter le contenu pour leur besoin spécifique.

Pour l’estimation du taux d’artificialisation du littoral, la méthodologie se décompose en trois étapes :

1) Le linéaire de côtes artificialisées est défini par la projection des ouvrages sur le « trait de côte Histolitt® » :
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  • pour les ouvrages longitudinaux, le trait de côte Histolitt® a été segmenté au début et à la fin de chaque ouvrage ;
  • pour les ouvrages transversaux, le point central de l’ouvrage a été projeté sur le trait de côte Histolitt®, puis le trait de côte a été considéré comme artificialisé sur un linéaire de deux fois la longueur de l’ouvrage réparti de part et d’autre de ce point afin d’approcher d’une manière très simplifiée, un linéaire de trait de côte impacté par l’ouvrage.


2) Ce linéaire artificialisé est complété par les zones artificialisées à l’intérieur des ports identifiées par le projet européen Eurosion,

3) Le linéaire artificialisé complété est ensuite comparé à l’ensemble du linéaire Histolitt® pour lequel une information sur la nature du trait de côte a été renseignée par le projet européen Eurosion.

La méthodologie de l’estimation du taux d’artificialisation du littoral est décrite dans ces spécifications techniques


En savoir +

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Exemple de relevé des ouvrages et aménagements littoraux à Capbreton (fond de plan : BD ORTHO® HR IGN)