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Cartographie nationale des ouvrages et aménagements littoraux
 

Premiers enseignements

Chiffres clés :

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15 944 ouvrages et aménagements sont présents sur le littoral et représentent une longueur cumulée de 2 302 km

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1 764 km d’ouvrages et d’aménagements longitudinaux (hors brise-lames) sont construits sur le trait de côte (1 601 km en métropole et 163 km en outre-mer).


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La moitié (55 %) du linéaire d’ouvrages et d’aménagements correspond à des structures fixatrices du trait de côte :

- 476 km cumulés de digues (toutes en métropole)

- 328 km cumulés de murs (dont 310 km en métropole et 18 km en outre-mer)

- 468 km cumulés de perrés (dont 390 km en métropole et 78 km en outre-mer)


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5 712 ouvrages et aménagements sont considérés comme des structures transversales susceptibles de modifier le transit sédimentaire le long du rivage, en particulier :

- 2 091 épis (dont 2 028 en métropole et 63 en outre-mer) avec une longueur moyenne de 55 mètres,

- 1 117 jetées (dont 1 019 en métropole et 98 en outre-mer) avec une longueur moyenne de 207 mètres.


Ces chiffres sont issus de l’analyse de la cartographie des ouvrages et aménagements littoraux visibles sur les photographies aériennes les plus récentes (2006-2015) disponibles au moment de l’étude. Ce recensement concerne la métropole et les 5 départements et régions d’outre-mer et ne tient pas compte des zones portuaires abritées par des jetées. Les différents types d’ouvrages (murs, épis, perrés, etc.) sont présentés dans la méthodologie


Cette cartographie permettra notamment de mieux évaluer les impacts potentiels de ces ouvrages et aménagements sur les dynamiques sédimentaires et de mener des analyses à une échelle nationale. D’ores et déjà, elle permet d’effectuer les estimations suivantes.

Une majorité d’ouvrages longitudinaux

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Près de 64 % des ouvrages observés sont des ouvrages longitudinaux (murs, perrés, digues, etc.), qui se substituent généralement au trait de côte. Ils représentent 79% du linéaire cartographié. Ces ouvrages sont en effet souvent plus longs que les ouvrages transversaux (jetées, épis, etc.).

Répartition des ouvrages longitudinaux et transversaux (en nombre et en longueur cumulée)  (nouvelle fenetre)

Figure 1 : Répartition des ouvrages longitudinaux et transversaux, en nombre (à gauche - accès au document pdf orientation_nombre_ouvrages_figure1 (format pdf - 52.9 ko - 27/11/2017) ) et en longueur cumulée (à droite - accès au document pdf orientation_lineaire_ouvrages_figure1 (format pdf - 49.5 ko - 27/11/2017) ) toujours visibles en métropole et dans les départements et régions d’outre-mer

Quelques détails selon la typologie des ouvrages

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Le linéaire cumulé d’ouvrages se substituant au trait de côte (digues, murs et perrés) représente 55 % du linéaire d’ouvrages et d’aménagements total relevé. Il existe par ailleurs, un linéaire significatif d’ouvrages et d’aménagements dont la typologie n’a pas pu être renseignée avec certitude à partir de l’interprétation de photographies aériennes (275 km).

ouvrages  (nouvelle fenetre)
ouvrages

Figure 2 : Nombre et longueur cumulés selon la typologie des ouvrages et aménagements toujours visibles recensés en métropole et dans les départements et régions d’outre-mer. (accès au document pdf ouvrages_figure2 (format pdf - 182.4 ko - 27/11/2017)

Une forte augmentation du nombre d’épis et de jetées depuis les années 60

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La cartographie a également porté sur des données anciennes, ce qui permet de disposer de quelques éléments sur l’évolution des aménagements.

Ainsi 1 051 ouvrages ou aménagements recensés sur des photographies aériennes anciennes, prises pendants les années 50 ne sont plus visibles les photographies aériennes les plus récentes, principalement prises pendant les années 2010.

L’évolution quantitative du nombre et du linéaire d’ouvrages et d’aménagements est toutefois difficile à estimer. En effet, les ouvrages longitudinaux (surtout les murs) sont difficilement discernables sur les images aériennes anciennes. En revanche, l’analyse de l’évolution du nombre d’épis et de jetées (ouvrages transversaux), plus aisément identifiables sur les supports anciens, montre une augmentation très importante de ce type de construction :
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  • + 452 % du nombre d’épis entre 1960 (379 épis) et les années 2010 (2 091 épis visibles sur les photographies les plus récentes),
  • + 132 % du nombre de jetées entre 1960 (480 jetées) et les années 2010 (1 117 jetées visibles sur les photographies les plus récentes)

Environ un tiers du trait de côte est artificialisé

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L’exploitation des données de la cartographie permet d’estimer le linéaire de côte artificialisé en métropole et en outre-mer. Sur la base du trait de côte de référence Histolitt®, ce sont de l’ordre de 3 100 km de linéaire de côte qui sont considérés comme artificialisés par un ouvrage ou par un aménagement côtier selon les principes décrits dans la partie méthodologie. Le taux d’artificialisation du littoral est ainsi de l’ordre de 30 % (rapport entre le linéaire artificialisé et le linéaire affecté d’une nature de trait de côte selon le projet européen Eurosion). Ce taux est de l’ordre de 35% en métropole et de 13% dans les départements et régions d’outre-mer.