Indicateur national de l’érosion côtière - Mise à jour 2026

Un indicateur national enrichi

Produit par le Cerema avec le soutien du ministère chargé de la transition écologique, l’indicateur national de l’érosion côtière décrit l’évolution passée du trait de côte sur les littoraux de l’Hexagone, de la Corse et des départements et régions d’outre-mer.

Comme la première édition, il repose sur l’analyse de photographies aériennes anciennes et récentes. Cette nouvelle version mobilise un plus grand nombre de traits de côte sur plusieurs années, ce qui permet d’analyser les évolutions du littoral sur plusieurs périodes temporelles et d’en proposer une lecture plus fine.

Elle intègre désormais des données harmonisées issues des observatoires régionaux du trait de côte, afin de renforcer la cohérence entre le référentiel national et les observations de terrain.

Les profils de calcul ont également été densifiés, avec environ 126 000 profils répartis tous les 50 mètres le long du littoral, afin d’affiner la restitution des résultats.

 

La moitié des plages est concernée par l’érosion côtière

Les nouveaux résultats confirment, sur la période longue allant des années 1950 à 2020, l’ordre de grandeur déjà observé lors de la première version : environ 20 % des côtes naturelles sont en recul.

En considérant l’ensemble du front de mer, en additionnant les secteurs naturels en recul et les secteurs maintenus par des ouvrages de protection ou de gestion du littoral, comme les murs ou les épis, 27,6 % des côtes apparaissent concernées par l’érosion côtière, une proportion qui atteint 50,1 % sur les secteurs de plage.

À l’échelle nationale, l’analyse des différentes périodes étudiées ne met pas en évidence d’accélération généralisée du phénomène. Elle souligne en revanche des épisodes plus marqués sur certaines périodes et des situations très contrastées selon les territoires.

 

Des dynamiques littorales variables dans le temps

Cette nouvelle version permet de mieux rendre compte de la diversité des tendances d’évolution du trait de côte. Le littoral n’évolue pas partout de manière linéaire : certains secteurs alternent entre phases de recul, de stabilité et d’avancée.

Les résultats montrent ainsi que près d’un profil de plage sur deux présente une inversion de tendance au cours des périodes analysées. À l’inverse, 17 % des profils de plage sont en érosion constante et 11 % en accrétion constante. Ces résultats confirment la forte variabilité des dynamiques littorales et l’importance d’une lecture nuancée des évolutions dans le temps.

 

Un outil de référence pour l’action publique

L’indicateur national de l’érosion côtière constitue avant tout un outil de connaissance et d’aide à la décision. Il fournit une lecture homogène des évolutions passées du littoral et contribue à éclairer les politiques publiques d’aménagement et d’adaptation au changement climatique.

Il n’a pas vocation, à lui seul, à expliquer les causes locales des évolutions observées. Les résultats ont pour objectif de fournir un cadre national de référence, qui peut être complété par des études ou des observations locales plus fines.

 

Consulter les résultats

Une application cartographique permet de visualiser les évolutions du trait de côte sur plusieurs pas de temps

Accéder à l’application cartographique pour visualiser les évolutions du trait de côte sur plusieurs pas de temps

 

 

Pour aller plus loin

 

 

Le rapport d’étude apporte les détails sur la méthodologie mise en œuvre et sur l’exploitation des résultats.


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